Crowdfunding : choisir sa plateforme

Lorsque l’on souhaite organiser un financement participatif, le choix de la bonne plateforme est essentiel. Chaque type de plateforme (locales, généralistes, spécialisées) possède ses avantages et ses inconvénients. Ce sont les caractéristiques de votre projet qui doivent guider votre choix.

Choisir selon le public que l’on souhaite atteindre

Lorsque nous avons accompagné l’équipe du film l’Éveil de la Permaculture dans son financement participatif, nous avons hésité entre deux types de plateforme. Le premier choix étant une plateforme spécialisée dans le financement participatif de créations audiovisuelles, comme Touscoprod.com. L’avantage étant que ses utilisateurs sont passionnés ou professionnels de l’audiovisuel et à l’affût des nouveautés. Financer le film sur une telle plateforme aurait permis de toucher un public dans la cible “audiovisuelle” du projet mais aussi de potentiels partenaires professionnels.

L’autre choix portait sur une plateforme généraliste, avec un plus grand nombre d’utilisateurs mais moins ciblés. Le pari de ce choix étant que les thématiques du film sont assez universelles pour toucher un plus grand public. En effet, la permaculture, et ses thèmes associés comme le jardinage et la transition écologique, le changement de société… sont des préoccupations largement partagées.

Le choix de la plateforme Ulule est apparue comme portant le meilleur potentiel pour ce projet, ce que l’engouement qui a suivi a bien confirmé. Voir la page de la collecte : https://fr.ulule.com/ecole-permaculture/

Le choix de la plateforme dépendra donc du public que vous souhaitez toucher. Une plateforme généraliste (Ulule, KissKissBankBank) vous permet d’atteindre une audience large mais diverse dans ses intérêts.

Une plateforme spécialisée est un bon choix à condition de parler à des passionnés : Touscoprod pour une réalisation audiovisuelle, MiiMOSA pour un projet agricole (avec une réserve sur le principe de l’objectif partiellement atteint, voir plus loin).

Une plateforme locale est envisageable pour un projet… très local (Kengo.bzh pour un projet breton par exemple !). La bonne solution si vous avez des partenaires financiers locaux, comme des subventionneurs. Si ce n’est pas le cas, préférez les plateformes généralistes.

Notre expérience nous a montré que l’on pouvait trouver des soutiens au delà du public attendu, à conditions de proposer les bonnes contreparties et de bien défendre son projet.

S’affranchir totalement des plateformes

Dernier choix : organiser son crowdfunding sans plateforme. C’est possible en mettant en oeuvre quelques compétences. Cela peut-être très utile si vous êtes suivis déjà par une communauté nombreuse. L’avantage étant de mettre ses propres règles et de s’affranchir des frais de plateforme.

Un exemple d’une collecte qui a fait ce choix :  http://croafunding.lol

Choisir selon les règles de fonctionnement de la plateforme

Une autre caractéristique à prendre en compte est la règle du jeu de la plateforme de financement. Certaines comme MiiMOSA proposent au porteur de projet de récupérer les dons sans qu’ils aient atteint les 100% de leur objectif. Cela est parfois justifié, parfois moins. Nous préférons largement les plateformes de “tout ou rien” (la majorité des plateformes) qui engagent le porteur de projet à tenir sa promesse, c’est à dire à ne recevoir les participations qu’en échange de la réalisation totale du projet présenté et de la livraison des contreparties.

Nous n’avons pas parlé du prix, l’essentiel résidant dans la faculté qu’offre la plateforme à vous aider à réussir votre projet. Certaines plateformes, notamment les plus petites, s’offrent de faibles commissions. Une plateforme généraliste ou spécialisée retient environ 8% de la collecte réalisée.

Vous n’arrivez pas à vous décider ? Demandez nous conseil !

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