crowdfunding done wrong

10 idées fausses très répandues sur le crowdfunding

1 – Il suffit d’avoir une bonne idée et mettre une collecte pour réussir.

La majorité des collectes qui échouent sont lancées avec cette idée. Pour garantir la réussite d’un financement participatif, il faut avoir un plan pour l’ensemble du projet, y compris une stratégie de communication. Ensuite, il faut exécuter le plan en l’adaptant en cours de route. Le lancement de la collecte n’est qu’une toute petite partie du travail à effectuer pour réussir un crowdfunding.

2 – Organiser un crowdfunding demande peu de travail.

Organiser un crowdfunding requiert la mise en place d’une vrai communication pour le projet qu’il représente. Même en restant simple et efficace, concevoir et mettre en oeuvre pas à pas une stratégie de communication constitue un travail relativement important et chronophage.

3 – Passer par une plate-forme internet sert à viser des personnes que je ne connais pas donc impliquer mes proches n’est pas nécessaire.

Même si l’utilisation des plate-formes internet permettent d’atteindre un public plus étendu, un financement participatif réussi passe toujours par la mobilisation du premier cercle de contributeurs, c’est à dire vos proches, vos amis, votre famille, vos clients actuels et de façon générale toutes vos connaissances. Une fois que ces personnes ont participé, le projet devient crédible aux yeux d’inconnus qui le découvrent. Sans mobiliser vos premiers cercles, il vous sera très difficile de convaincre un large public de contribuer.

4 – Demander à ce qu’on soutienne votre projet va déranger les personnes que vous contactez.

À condition que votre projet soit bien réfléchi, qu’il ait une portée collective et qu’il réponde à un vrai besoin ou à un vrai problème qui concerne votre public cible, faire découvrir votre projet aura, au contraire, un effet très positif. Ceci est vrai pour vos clients actuels et vos proches également : s’ils vous soutiennent déjà et que vous leur proposez une nouvelle solution à un problème qui les concerne, il y a de grandes chances qu’ils soient ravis de la découvrir.

5 – Avoir une stratégie de communication consiste à poster ma campagne sur Facebook et Twitter, ainsi qu’à l’envoyer au hasard à des inconnus via un message privé sur les réseaux sociaux.

La création d’une stratégie de communication commence par une réflexion de fond sur le projet, sa problématique, son public cible, etc. Il est fortement conseillé de faire connaître le projet et de réunir une communauté autour de celui-ci bien avant de lancer une collecte en financement participatif. Nous vous conseillons d’avoir un plan qui prenne en compte l’ensemble de votre projet et vous permette de communiquer tout au long de la préparation, de la campagne, et de la mise en place du travail suite à la réussite du financement.

6 – Les contreparties n’ont pas d’importance.

Les contreparties jouent un rôle primordial pour convaincre et donner envie de participer. Plus vous réussirez à offrir la solution au problème que votre projet va résoudre via vos contreparties, plus votre audience aura envie de les acheter en contribuant à votre financement participatif.

7 – Personne ne voudra dépenser de l’argent sans recevoir de contrepartie directe.

Ayant défendu l’importance des contreparties au point 6, il faut aussi dire que dans certains cas, vous recevrez certainement des contributions sans demande de contrepartie en retour. Si vous financez un projet humanitaire ou à forte dimension sociale il est possible, voire probable que les contreparties que vous proposerez relèveront du symbolique – ce qui ne devrait pas empêcher votre campagne de réussir pour autant.

8 – Le financement participatif fait toujours l’objet de dons, et les fonds collectés ne sont en conséquences pas soumis aux impôts.

Faux. Dans la vaste majorité des cas, le financement participatif sera considéré comme de la vente ou de la pré-vente d’un point de vue juridique. Les seuls cas dans lesquels une contribution peut être considérée comme un don sont : lorsque la contribution ne fait pas l’objet d’une contrepartie OU lorsque la contrepartie à une valeur inférieure à 25% du montant contribué. Pour en savoir plus sur cette question vous pouvez consulter cet article sur le forum d’Ulule: http://fr.vox.ulule.com/lexistence-contreparties-aux-dons-aux-associations-elle-obstacle-lobtention-d-reduction-dimpot-donateur-2936/

9 – On peut utiliser le crowdfunding pour tout et n’importe quoi.

C’est presque vrai, car il y de plus en plus de nouvelles plate-formes sur le marché et elles font toutes preuves de conditions d’utilisation qui leurs sont propres – donc en faisant le tour de toutes les possibilités on peut sûrement en trouver une qui acceptera de publier votre projet. Ceci dit, pour qu’un financement participatif ait réellement du sens, il faut à nos yeux qu’il fasse preuve d’un certain nombre de caractéristiques. Pour qu’un projet ait des chances de réussir il doit notamment :
– avoir une portée collective (nécessaire pour utiliser la plate-forme Ulule par exemple),
– avoir un public cible (intéresser suffisamment de personnes),
– avoir un premier cercle de contacts à mobiliser dès le lancement de la campagne.

10 – Le travail de communication s’arrête lorsque la collecte est terminée.

C’est faux. Il est extrêmement important de rester en contact avec vos contributeurs, de communiquer régulièrement avec eux sur l’avancement de votre projet et de leur envoyer au plus vite les contreparties. C’est la qualité des interactions que vous aurez avec vos contributeurs après la collecte qui permettra ou non de mettre en place une relation de confiance sur le long terme.

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